

Après avoir rencontré un grand nombre de vendéens, acteurs institutionnels, associations ou citoyens, nous sommes heureux de vous présenter notre programme, conçu pour être au plus près des réalités et du quotidien.
Pour être cohérents, nos propositions seront d’abord centrées sur la Vendée. Et parce que les territoires ne peuvent se passer de la nation, nous aurons également des propositions à cette échelle. Ce programme illustre notre volonté d’avoir une Assemblée nationale qui se préoccupe d’abord des problématiques locales, et qui s’inspire des bonnes pratiques des territoires. Sur ce dernier point, nous sommes convaincus que la Vendée peut être un exemple dans de nombreux domaines.
Les élections législatives sont une ambivalence démocratique. Les députés sont des élus de la nation, et n’ont théoriquement aucun compte à rendre aux électeurs. Un député est élu par une circonscription et non dans une circonscription, ce qui témoigne le détachement du député de son territoire. Avec Vendécologie, nous avons une autre vision de ce qu'est être député.
Nous voulons avoir des représentants vendéens à l’Assemblée nationale, plutôt que des représentants de la nation qui s’intéressent à la Vendée seulement à l’approche des élections. Nous assumons cette vision ascendante, de bas en haut, en rupture avec le centralisme qui gouverne actuellement.
1. Sur le court terme, imposer aux jeunes médecins d’exercer dans une zone prioritaire
2. Créer un centre de formation aux études de santé en Vendée, parce qu’un médecin formé sur le territoire a plus de chances d’y rester
3. Augmenter l’offre de stages en milieu libéral sur le territoire vendéen en deuxième cycle
Sur le court terme, nous imposerons aux jeunes médecins d’exercer pendant 3 ans dans une zone prioritaire. Cette solution n’est pas vouée à être pérenne : nous proposons la création d’un centre de formation aux études de santé en Vendée qui serait pensé comme une antenne délocalisée de l’Université de Nantes. En plus des cours dispensés à l’université mère, l’antenne vendéenne serait adaptée aux besoins du territoire, particulièrement aux spécialistes présents et à une population plus vieillissante que la moyenne. Enfin, plus de stages en milieu libéral seront proposés aux étudiants de deuxième cycle, ce qui favoriserait ensuite une meilleure répartition des nouveaux médecins sur le territoire lors de leur installation. En plus de former des médecins directement sur le territoire et attachés à ce dernier, cette mesure permettrait d’augmenter l’accessibilité aux études de santé pour les jeunes vendéens.
4. Multiplier les « centres de soins non programmés » (CSNP)
Pour répondre aux besoins urgents qui relèvent de la médecine générale et désengorger les urgences, nous souhaitons multiplier les « centres de soins non programmés » (CSNP) . Ils s’ajouteront aux cinq centres déjà existants en Vendée à Fontenay-le-Comte, Luçon, La Roche-sur-Yon, Challans et Les Sables-d’Olonne depuis le 1er mars 2022.
5. Reconnaître le statut juridique de proche aidant
Un proche aidant est la personne non professionnelle qui apporte l’aide principale au quotidien d’une personne dépendante de son entourage. Nous souhaitons définir un régime juridique clair pour les proches aidants afin qu'aider soit un choix et qu’ils soient protégés et reconnus tant socialement qu’économiquement.
6. Rendre l’ensemble des protections périodiques gratuites
Les protections périodiques représentent un budget conséquent pour les femmes qui n'ont pas toujours les moyens de l'assumer. Outre les lourdes répercussions que la précarité menstruelle peut avoir sur la santé, elle constitue également un frein à l’insertion sociale et professionnelle. Les rendre gratuites constitue donc une simple mesure de bon sens dans une société qui doit garantir l’égalité entre les femmes et les hommes.
7. Instaurer la prise en charge à 100% sans avance de frais de la contraception : Pour garantir à toutes les femmes le droit de disposer de leur corps et un accès à des soins de santé de qualité, nous proposons d’instaurer la prise en charge à 100% sans avance de frais de la contraception et des actes médicaux associés, sans conditions d’âge.
8. Développer et reconnaître de nouvelles méthodes contraceptives masculines : Alors que la charge mentale, au sein des couples hétérosexuels, est encore majoritairement portée par les femmes, nous soutiendrons le développement et la reconnaissance de nouvelles méthodes contraceptives masculines (slip thermique, anneau…).
9. Instaurer un congé parental unique de même durée pour les deux parents : Nous proposons de remplacer les congés maternité et paternité par un congé parental unique de même durée pour les deux parents.
Assurer des conditions justes d’éducation
10. Interdire les fermetures de classes justifiées par les petits effectifs
Beaucoup d’écoles, en particulier en zones rurales, sont contraintes de fermer des classes, faute d’effectifs suffisants. Ces fermetures répondent à des considérations budgétaires au détriment de l’éducation et des enfants. La politique éducative ne peut pas être guidée par des objectifs de rentabilité, si un investissement doit être fait, c’est uniquement sur l’avenir de nos enfants. Les petits effectifs, permettant un suivi des élèves plus individualisé, garantissent des conditions d’enseignement favorables à l’apprentissage : les fermetures de classes injustifiées doivent cesser.
11. Rémunérer les stages de moins de deux mois
La moitié des étudiant.e.s sont contraints de travailler pour financer leurs études, alors même que ces “jobs étudiants” sont la première source de décrochage scolaire. Pour aider les étudiants, plutôt que d’encourager et de cautionner ces “petits jobs” comme le fait actuellement le plan “Primojob” de la région Pays de la Loire, Vendécologie propose une solution alternative. Aujourd’hui, les stages de moins de 2 mois ne reçoivent aucune gratification. La région pourrait financer ces stages à hauteur de 3,90€ de l’heure (soit le taux net par heure travaillée d’un stage de plus de deux mois), ce qui n’imposerait aucun frais supplémentaire aux entreprises, et donnerait une résonance à l’adage « tout travail mérite salaire ».
12. Dégeler le point d’indice pour revaloriser les métiers de l’enseignement
Le salaire moyen des enseignants français se situe au neuvième rang des pays européens selon le classement de l’OCDE, loin derrière certains de nos voisins à commencer par l’Allemagne. Ces bas salaires découragent de nombreuses vocations et entraînent des répercussions sur la qualité de l’enseignement. Pour revaloriser ces métiers, essentiels, nous proposons une mesure simple et juste : dégeler le point d’indice.
13. Titulariser et augmenter le nombre d’AESH
On compte aujourd’hui en Vendée près de 200 enfants en situation de handicap non accompagnés scolairement. Au niveau national ils sont entre 11000 et 13000 dans cette situation, sans compter tous ceux ayant une attribution à un taux horaire bien en-deçà de leurs besoins, faute d’effectifs suffisants. Cette situation rend encore plus difficile le parcours scolaire de ces enfants, jusqu’à en priver certains de toute scolarisation. Pourtant l’accès à l’éducation est un droit fondamental, qui doit être garanti à tous les enfants.
Faute d’accompagnant, c’est sur les familles que pèse la charge de la garde et de l’éducation de l’enfant, une situation particulièrement difficile à concilier avec une vie professionnelle.
Nous proposons de titulariser les AESH pour mettre fin à la précarité de cette fonction qui décourage actuellement de nombreuses vocations. Nous souhaitons augmenter leur nombre pour que chaque élève qui en a le besoin puisse bénéficier d’un accompagnement personnalisé.
Revaloriser l’ensemble des filières d’enseignement, du secondaire aux études supérieures
14. Repenser l’enseignement au collège pour donner plus de place aux savoir-faire
Nous proposons une réforme de l’enseignement au collège, aujourd’hui inadapté aux besoins, tant des élèves que de la société. Nous proposons ainsi un réaménagement de la semaine de 5 jours, avec 3 demi-journées banalisées :
15. Instaurer un service national d'intérêt général de deux mois, obligatoire pour tous les lycéens en classe de seconde
Les jeunes auraient à choisir entre :
La classe de seconde, en tout début de 3ème cycle, nous paraît particulièrement adaptée à l’aménagement de deux mois pour réaliser ce service national d’intérêt général. Elle se situe également à un moment crucial du parcours scolaire des adolescents où ils doivent déterminer leur orientation, ce service national d’intérêt général pourrait alors les y aider. Enfin, il s’agit là encore de recréer du lien et de la solidarité dans une société divisée, ainsi que de replacer l’enseignement pratique, tout aussi important que l’enseignement théorique, au cœur de la scolarité.
16. Introduire une journée d’orientation par mois au lycée
La disparité existante aujourd’hui entre les diplômés et les besoins du marché du travail s’explique, entre autres, par de réelles lacunes dans l’orientation des élèves en amont des études supérieures. Le lycée est une étape cruciale et déterminante pour l’orientation, pourtant, les élèves ne sont que très peu accompagnés et ne savent parfois pas du tout vers quoi s’orienter. Le fort taux d’abandon à l'Université en première année, par exemple, montre également de nombreux défauts d’orientation. Il est évidemment possible de se tromper, et cela ne doit pas être perçu comme un échec, mais nous sommes convaincus qu’une meilleure information et un réel accompagnement personnalisé des élèves permettrait à tous de trouver leur voie sans nécessairement passer par des désillusions.
Introduire une journée d’orientation par mois tout au long du lycée permettrait de remédier à ces lacunes. Cette journée sera l’occasion pour chaque élève de rencontrer individuellement son référent de manière à discuter avec lui de son projet professionnel. Ce référent assurerait ainsi un réel suivi personnalisé de l’élève et pourrait le conseiller de manière adaptée à son profil et ses centres d’intérêts. Cette journée sera également l’occasion de faire intervenir des professionnels de différents secteurs, notamment ceux qui peinent à recruter, pour faire découvrir des métiers méconnus, pourtant d’avenir. Ces échanges concrets permettront également aux élèves de mieux se projeter dans leur avenir professionnel.
Cette journée devrait enfin permettre aux jeunes, notamment en milieu rural, de sortir de l’auto-censure qui les conduit inconsciemment à ne même pas envisager certains choix d’orientation. Pourtant chaque jeune français devrait être en capacité d’explorer réellement toutes les options s’ouvrant à lui, de manière à faire un choix d’orientation individuel et éclairé en fin d’année.
17. Ouvrir une CPGE par filière en Vendée
En Vendée, il n’y a qu’une seule classe préparatoire aux grandes écoles. Ces formations d’excellence servent à intégrer les écoles les plus prestigieuses de France. La quasi-absence de CPGE en Vendée éloigne les jeunes vendéens de ces écoles et perpétue le clivage entre les zones rurales et urbaines. Une majorité de lycéens en Vendée n’entendent jamais parler de ces formations avant les études supérieures, alors qu’elles sont une voie normale dans les lycées des grandes villes dans lesquelles sont condensées toutes ces prépas. Pour ceux qui en ont connaissance, reste encore la barrière de la distance avec leur domicile familial. Vendécologie propose d’ouvrir (ou de délocaliser) 3 CPGE en Vendée avec une littéraire (AL), une économique (ECE) et une juridique (D1), la seule prépa existante étant scientifique.
Permettre à chaque vendéen.ne d’accéder au logement et à la propriété privée
18. Ouvrir aux communes le droit de choisir l'affectation d'un bien secondaire au parc des résidences principales lors de la vente
La pression foncière s’avère être très forte sur une majeure partie du territoire vendéen. A certains endroits, elle est telle que les habitants, en particulier les jeunes, ne peuvent plus accéder à la propriété chez eux. Pour dégonfler la pression foncière, il semble nécessaire que les mairies puissent choisir la destination d’un bien à la vente. Si dans un premier temps, il y aura une forme de rétention de la part des propriétaires de résidences secondaires, au fur et à mesure, le marché se régulera de lui-même, notamment par le jeu des successions.
19. Augmenter les droits de mutation sur les résidences secondaires pour financer un fonds d’aide au logement
L’augmentation des droits de mutation de 0,2 % pourrait permettre de financer un fonds d’aide au logement à hauteur de 66 millions d’euros par an. Ce fonds serait justement financé, puisqu’il serait en grande partie alimenté par le dynamisme foncier des territoires. Les propriétaires des résidences secondaires participeraient à une juste hauteur, au financement d’un fonds permettant aux jeunes vendéennes et vendéens d’accéder à la propriété privée, là où ils sont aujourd’hui évincés par la pression foncière trop forte.
20. Instaurer l’obligation que dans chaque nouveau lotissement, une partie de la parcelle soit dédiée à un logement collectif intergénérationnel
Cette obligation permettrait de contribuer à la réduction de la pression foncière, tout en limitant l’artificialisation des sols et en recréant du lien intergénérationnel entre les jeunes travailleurs et les personnes âgées qui ne souhaiteraient pas partir en maison de retraite.
21. Lutter contre les logements vacants qui représentent 5% du total des logements existants en Vendée.
Les logements vacants sont un véritable problème de société. Un logement qui devient vacant représente une perte “sèche” de logement, et se dégrade avec le temps. Ainsi, plus un logement est vacant, moins il a de chance de revenir un jour dans le parc des logements disponibles. Parce que les logements vacants existent aussi dans le parc immobilier public, nous proposons d’interdire légalement la vacance dans le parc public. De plus, nous proposons d’instaurer un suivi de la vacance : publier annuellement les informations relatives à la répartition du stock de logements vacants en distinguant la durée de vacance pour chaque commune/EPCI et par type de propriétaire pour fiabiliser la connaissance des logements vacants. Enfin, nous proposons de mettre en place des procédures juridiques de réquisition en cas de logement durablement vacant.
22. Faciliter et accélérer les procédures d’expropriation en cas d’impayés
Les difficultés d’expropriation font régulièrement la une dans les médias. Si la loi a évolué en matière d’expropriation sur les résidences principales, la longueur des procédures reste un obstacle majeur pour de nombreux propriétaires lésés. En effet, une procédure d’expropriation prend en moyenne 2 ans entre le début de la procédure et l’expropriation effective. Le rallongement de ces délais devient un facteur désincitatif pour de nombreux propriétaires, qui préfèrent ne plus louer, plutôt que de louer et de risquer un impayé et une dégradation de leur bien. Nous proposons donc que l’ensemble des procédures et recours d’expropriation ne prennent pas plus d’un an, en créant une chambre de l’expropriation à juge unique dans l’ensemble des juridictions.
Protéger et reconnaître le travail de ceux qui nous nourrissent
23. Obliger les restaurants publics, et les restaurants d'entreprises dans une certaine proportion, à s'approvisionner localement
La loi EGalim fixe un objectif de 50% de produits locaux ou bio dès 2022 dans la restauration collective. Cet objectif est déjà mis à mal. Nous souhaitons pourtant aller encore plus loin, sans conséquence sur le prix du repas pour les élèves, professeurs, ou tous consommateurs des restaurants publics. Nous voulons que tout ce qui est servi et qui peut être produit localement soit obligatoirement issu de l’agriculture locale. Si surcoût il y a, l’Etat doit le prendre à sa charge, parce qu’acheter les produits de nos agriculteurs pour nourrir nos enfants est la meilleure subvention que nous puissions leur fournir. L’objectif de 50% sera, quant à lui, transféré aux restaurants d'entreprises.
24. Encourager la transition vers le bio ou l’agroécologie, particulièrement au moment de l’installation, en créant un fonds d’accompagnement
Les agriculteurs ont une énorme responsabilité : nourrir toute la population. Beaucoup pensent que si l’on s’éloigne du modèle industriel, ils ne seront plus en mesure de remplir cette mission. Nous pensons qu’en réorientant notre consommation, en mangeant moins de viande, en comptant sur le tissu associatif pour réduire drastiquement le gaspillage alimentaire, nous pouvons relever ce défi. Nous inciterons financièrement la transition, en donnant une prime au cédant pour une installation en système agroécologique.
25. Harmoniser les critères européens d’importations avec ceux, plus stricts, de la France pour que les agriculteurs ne souffrent plus d’une concurrence étrangère déloyale.
Les agriculteurs français souffrent aujourd’hui injustement d’une concurrence étrangère déloyale, les agriculteurs étrangers étant souvent soumis à des normes moins strictes que celles françaises. Pourtant, pour rendre notre alimentation plus durable, un des premiers leviers mobilisables est de s’alimenter le plus localement possible. Nous proposons donc de renforcer et harmoniser les critères d’importation au niveau européen pour que nos agriculteurs ne soient plus pénalisés par la concurrence étrangère et dans le même temps favoriser notre souveraineté alimentaire.
26. Fonder les prix de vente des agriculteurs sur le coût de production et non sur le prix du marché
Les prix de vente des produits agricoles sont aujourd’hui fondés sur les prix du marché qui ne tiennent pas compte des coûts réels de production. Ce système totalement injuste pour les agriculteurs leur enlève toute maîtrise de leurs prix, ces derniers sont alors soumis à de nombreux aléas et demeurent, de fait, très instables. Ce système place les agriculteurs dans une situation précaire qui les prive de toute visibilité sur le long terme. Nous proposons donc de fonder le prix de vente des produits agricoles sur le coût de production, permettant une rémunération plus juste des agriculteurs et leur redonnant la pleine maîtrise de leur activité.
27. Mettre sur cale les bateaux usines qui engrangent la moitié des quotas de pêche, et qui représentent une concurrence déloyale face aux bateaux vendéens.
Bien que l’attribution de quotas soient nécessaires pour limiter la surexploitation de certaines espèces et leur permettre de se renouveler, ils sont aujourd’hui mal répartis et favorisent la pêche industrielle, responsable de la surpêche, au détriment de la pêche artisanale. Les bateaux des pêcheurs vendéens, de taille modeste, ne peuvent rivaliser face aux chalutiers pouvant atteindre 110 mètres de long, vidant nos océans. Nous proposons donc de mettre sur cale sèche les bateaux-usines pour nous permettre de renouer avec une consommation plus locale et raisonnée des produits de la mer, favorable aux pêcheurs vendéens.
Tendre vers la sobriété énergétique
28. Réorienter le financement des EPR2 prévu dans le programme nucléaire du gouvernement vers la R&D pour les énergies renouvelables
Depuis 2010, toutes les énergies renouvelables en développement (photovoltaïque, éolien terrestre et marin) voient leur coût de production diminuer de manière constante. Ces énergies ont un rôle principal à jouer dans l’augmentation des besoins électriques français due à la décarbonation et à l'électrification de notre industrie. Cet élan doit être alors entretenu et accéléré par l'État, nous proposons donc de rediriger le financement trouvé par l’exécutif pour la construction de nouveaux réacteurs EPR2 vers ces énergies.
29. Conserver et restaurer le parc nucléaire français à travers la nationalisation d’EDF
Les scénarios les plus optimistes concernant la sortie du nucléaire, tout en diminuant les sources d'électricité émettrices de carbone, annoncent une échéance en 2050. Ainsi quel que soit le futur que l’on veut donner à notre parc nucléaire, il est important de le protéger et de l’entretenir au mieux. De grands chantiers attendent donc EDF pour prolonger la durée de vie de ces réacteurs. Ces grands chantiers d'intérêt public nécessitant une vision à long terme ne sont pas compatibles avec un fonctionnement d’entreprise privée, rentabiliste et à efficacité immédiate. Nous proposons donc une renationalisation d’EDF pour une planification d’ampleur des réponses aux enjeux.
30. Valoriser l’exemple vendéen en matière de gestion des déchets
La Vendée démontre depuis plusieurs années sa capacité de collecte des déchets et de leur recyclage à travers l’acteur Trivalis notamment. Cela a été rendu possible grâce à l'élargissement des types de déchets acceptés en centre de tri, à la valorisation des déchets organiques et à l’abandon progressive des sacs jaunes dans les conteneurs Molok. Ces exemples doivent nous encourager à exporter le modèle vendéen dans le reste de la France où cette gestion des déchets est encore insuffisante.
31. Faire évoluer le cadre législatif sur le recyclage de l’eau
La Vendée, par son acteur public Vendée Eau, est pionnière en matière de recyclage de l'eau. Le projet Jourdain, piloté par Vendée Eau et Veolia, est en construction depuis l'été dernier. Il a pour objectif de transformer les eaux usées en eau potable.
La Vendée est un territoire en situation de stress hydrique, et selon le rapport du Centre d'analyse stratégique (CAS), plusieurs territoires français manqueront d'eau à horizon 2030. Développer cette solution devient une alternative nécessaire, pour les besoins de notre agriculture, notre tourisme estival, et nos habitants.
Chaque année, le besoin en eau se fait de plus en plus pressant. Le cadre législtatif doit permettre de développer cette activité rapidement, pour répondre aux besoins locaux et exporter ce savoir-faire vendéen dans le monde.
32. Développer l’écotourisme responsable
Le tourisme fait vivre notre département et participe à son rayonnement, il doit donc être protégé à condition qu’il ne compromette pas les intérêts du territoire et de ses habitants. Le tourisme de masse, sur le littoral, est un danger à la fois pour l’environnement et pour les vendéens, qui ne peuvent parfois eux-mêmes plus se loger. Nous proposons donc plutôt d’encourager le développement de l’écotourisme, avec notamment des infrastructures et des moyens de mobilité plus respectueux de l’environnement, et de promouvoir le tourisme en zone rétro-littorale, où la Vendée a également de très belles choses à offrir, à l’image de la Forêt de Mervent par exemple.
Repenser nos modes de transports
33. Réhabiliter le réseau de tram-train vendéen à partir des infrastructures préexistantes
Aujourd’hui un des discours écologistes consiste à culpabiliser les utilisateurs de voitures individuelles. Malheureusement celui-ci est rarement suivi de solutions pour pouvoir la remplacer mis à part de vagues suggestions sur le covoiturage ou le bus. Nous pensons qu’il faut remettre en service le réseau ferré de proximité et mettre en place un service de tram-train à l'usage des trajets domicile-travail.
34. Renationaliser la SNCF pour faire du train le moyen de locomotion numéro un, particulièrement en milieu rural
La réhabilitation des réseaux de tram-train sera rendue possible par la nationalisation de la SNCF. Celle-ci permettra également de rendre la filière beaucoup plus compétitive par rapport au transport aérien de passagers. En effet le principal défaut du train comparé à l’avion, avec le temps de voyage, est la différence de prix du billet. En rendant plus accessible le TGV et les intercités pour les grandes distances et le TER et les tram-train pour les plus courtes, notre objectif est de démocratiser les usages.
35. Taxer le kérosène et rediriger les bénéfices vers le développement ferroviaire
Depuis 1944, les vols internationaux ne sont pas taxés au niveau mondial, mais la Convention de Chicago qui régit cette exemption n’impose rien sur les vols intérieurs. La France a fait le choix d’instaurer une continuité entre les deux secteurs et de n’en taxer aucun. Aujourd’hui, alors que l’on sait que l’avion pollue 14 à 40 fois plus que le train, cette absence de taxation paraît anachronique. Cette exonération doit cesser au profit du monde ferroviaire.
36. Bloquer le tarif de l’essence à la pompe
La période de forte inflation que nous traversons nous rappelle à tous que nous sommes dépendants de la voiture, en particulier en zone rurale. Dans l’attente des modifications de nos modes de transport, nous devons protéger les plus précaires en bloquant le prix de ce produit de première nécessité qu’est l’essence hors des centres-villes.
Reconnecter les citoyens à leurs représentants et à leur pouvoir démocratique
Si nous sommes élu.e.s, nous nous engageons à ne faire qu’un seul mandat
« Parce que nous sommes persuadés que la politique ne devrait pas être un métier mais devrait rester un simple exercice de sa citoyenneté. Parce que sans la perspective d’une réélection, un élu est beaucoup plus libre de ses actions. Et parce que la perte de confiance des français en leurs représentants est directement liée à la perception de ces derniers comme des carriéristes recherchant leurs intérêts individuels et non pas l’intérêt collectif. Nous nous engageons à ne faire qu’un seul mandat si nous sommes élus. »
37. Reconnaître le vote blanc
L’abstention atteint aujourd’hui des niveaux records à chaque élection. Elle traduit un désintérêt croissant des français pour la politique qui ne se retrouvent plus dans l'offre proposée. La seule alternative qui se présente alors est le vote blanc qui ne présente que peu d’intérêt dans la mesure où son résultat ne diffère aucunement d’une abstention. Ce système est donc très dissuasif et remet sérieusement en cause la légitimité des élus dont l’élection ne repose finalement que sur le vote d’un pourcentage restreint des citoyens. Nous proposons donc de reconnaitre le vote blanc de manière à ce que le résultat d’une élection soit invalidé si ce dernier atteint un taux supérieur à 50% des suffrages.
38. Créer une assemblée générale du député pour reconnecter les élus à leur circonscription
Depuis plusieurs années maintenant, notre système démocratique est en crise. L’abstention croissante lors des élections et la perte de confiance des français en leurs représentants en sont les symptômes. Il devient urgent de reconnecter les citoyens aux élus pour rétablir un lien de confiance entre eux. C’est pourquoi nos candidats, s’ils sont élus, mettront en place une assemblée générale du député dans leur circonscription. Celle-ci permettra un dialogue permanent entre le député et ses électeurs, qui pourra alors rendre compte de son mandat devant eux, et surtout impliquer davantage les citoyens dans le processus décisionnel.
Justice
39. Construire un centre de détention en Vendée
Le taux d’occupation des prisons françaises est actuellement de 117%, dégradant lourdement les conditions de détention ainsi que les conditions de travail des surveillants et autres personnels intervenant en milieu carcéral. Outre la nécessité de développer des peines alternatives à la prison, il devient urgent d’augmenter le nombre de places disponibles, nous proposons donc la construction d’un centre de détention en Vendée où l’on trouve actuellement uniquement des maisons d’arrêt. Celui-ci permettrait également de résoudre la problématique de l’éloignement qui pèse sur les familles dont les proches sont incarcérés loin du domicile.
40. Augmenter de 30% le nombre de magistrats, afin de désengorger la justice et faire régner l'Etat de droit partout
Notre système judiciaire est actuellement en difficulté du fait du manque de moyens qui lui sont octroyés, d’ailleurs très inférieurs à ceux dont bénéficient nos voisins européens. Cela entraîne une réduction des effectifs humains avec les conséquences que cela implique sur les délais, toujours plus longs, avant qu’une décision ne soit rendue, ainsi que la qualité de ces dernières qui sont parfois rendues de façon expéditive. La justice est un pilier fondamental d’une démocratie qui doit bénéficier de tous les moyens nécessaires pour fonctionner de manière juste et effective. Nous proposons donc d’augmenter de 30% le nombre de magistrats pour permettre la bonne administration de la justice sur l’ensemble du territoire.
Vivre en meilleur harmonie avec notre environnement
41. Conditionner les subventions publiques au respect des normes environnementales
Il s’agit d’un levier simple à mettre en place pour augmenter notre efficacité énergétique et la préservation de la biodiversité. Imposer cela obligerait les entreprises et associations qui, historiquement, sont de mauvais élèves, à revoir leur priorités s'ils souhaitent conserver leur système économique.
42. Mettre en place un plan d’action national contre les nuisibles destructeurs de biodiversité : frelons asiatiques, chenilles processionnaires, varroa destructor.
Il n’aura échappé à personne que les chenilles processionnaires prolifèrent dans nos pins (particulièrement sur la côte), que les frelons asiatiques sont bien installés dans nos campagnes et que le varroa destructor parasite nos ruches depuis maintenant plusieurs années. Ces espèces nuisibles mettent en danger l’ensemble de notre biodiversité, à commencer par nos abeilles. Sur ces dernières repose également la reproduction d’énormément de plantes, qui sont elles-mêmes la base de la vie d’autres organismes. A l’heure où nous entendons de moins en moins les oiseaux dans nos campagnes, il est plus que temps de lutter contre ces nuisibles .
43. Prévenir et adapter les comportements humains en anticipant l’érosion du littoral et en organisant le recul stratégique des territoires menacés
La réalité de la montée des eaux n’est aujourd’hui plus à démontrer puisque une hausse de plusieurs dizaines de centimètres a déjà été observée. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant car les causes de cette montée ne sont pas suffisamment combattues, on estime ainsi que la mer pourrait gagner un mètre d’ici la fin du siècle. Ce niveau toujours plus élevé favorise l’érosion côtière et donc le recul des côtes. Il faut se préparer au plus tôt à ce mouvement de migration, qui s’imposera de toute façon à nous si nous ne faisons rien. Les territoires côtiers représentent 10% de la population française et encore plus dans notre département, aidons-les et aidons-nous.
44. Mettre fin au projet de port de Brétignolles-Sur-Mer et proposer une alternative plus durable en collaboration avec les citoyens
Le projet du port à Brétignolles est un vieux projet, qui date de plus de 20 ans, et qui n'est plus en adéquation avec la connaissance scientifique et les enjeux environnementaux. L'érosion côtière touchera notre littoral de plein fouet, et la raison doit nous guider vers d'autres aménagements.
La plage de la Normandelière est un lieu unique, à préserver, qui peut être un lieu de développement de l'écotourisme. Nous pouvons faire confiance aux citoyens pour qu'ils se réapproprient le lieu.
45. Demander un moratoire sur le projet de parc éolien entre l’île d’Yeu et Noirmoutier
Pour les bénéfices de la transition énergétique, nous sommes évidemment en faveur du développement accéléré des énergies renouvelables. Cependant, le parc éolien en projet entre l’île d’Yeu et Noirmoutier posent de nombreux problèmes. Alors que la recherche et le développement en matière d’éolien ne cessent de se développer, ce projet a plus de 10 ans de retard technologique. Il suscite également l’opposition de nombreuses personnes, à commencer par certains pêcheurs qui n’ont pas été pris en considération. Ce type de projets, décidé de façon unilatéral ne peut que cliver, alors même que l’écologie devrait permettre de rassembler.
Nous proposons donc un moratoire de manière à stopper ce non-sens. On pourrait alors envisager, en coopération avec les acteurs concernés, une alternative plus actuelle. Nous pensons notamment à de l’éolien flottant, beaucoup plus adapté dans la mesure où il permet d’éviter la trop grande emprise dans le sol des éoliennes traditionnelles, notamment décriée pour ses atteintes à la biodiversité marine.
Remettre l’humain au coeur de l’économie
46. Développer activement l’Economie Sociale et Solidaire
L'Économie Sociale et Solidaire représente 10% du PIB français et 14% des emplois privés en France. Ces entreprises qui reposent sur un modèle démocratique et participatif, et des valeurs de solidarité et d’utilité sociale incarnent l’économie souhaitable pour bâtir un modèle de société juste et durable. Notre modèle économique ne peut continuer à favoriser les entreprises reposant sur l’enrichissement de quelques-uns au détriment du plus grand nombre. Il nous faut donc développer activement l’ESS pour remettre l’humain au centre de l’économie et répondre aux grands défis qui se présentent à nous, tant sociaux qu’environnementaux.
47. Remplacer l’indicateur économique du PIB par le BIB (bonheur intérieur brut)
En 2022, lorsque la croissance économique conduit à l’exploitation des ressources naturelles et des travailleurs du monde entier, elle ne peut plus être le premier objectif d’une Nation. L’écart entre le PIB d’un pays et le niveau de bonheur de ses habitants est assez révélateur du fait que la croissance ne permet pas l’épanouissement d’une société. Il nous faut donc remettre d’autres objectifs au centre des priorités et remplacer l’indicateur économique du PIB par celui du BIB y contribuerait.
48. Faire passer de 0,2 à 0,5% la taxe sur les transactions financières et de 0,2% à 1% pour les transactions intra journalières
Alors même que l’ensemble de nos biens de consommations sont taxés, les transactions financières, elles, le sont très peu, ce qui constitue une grande injustice. Il y a là un manque à gagner certain d’argent public, justifié par le besoin de compétitivité des entreprises françaises face à la City de Londres. Pourtant, les transactions financières y sont taxées à hauteur de 0,5% alors qu’en France ce taux n’est que de 0,2%. Nous proposons donc de nous aligner sur le taux anglais et de faire passer la TTF à 0,5%.
Par ailleurs, comme le propose OXFAM, nous proposons d’élargir l’assiette de la taxation aux transactions intra-journalières. En effet, ces dernières ne sont à ce jour pas soumises à la taxation alors même que la personne qui achète des actions le matin et les revend avant la fermeture de la bourse reçoit des profits de ces transactions. Instaurer une taxe de 0,2 à 1% sur ces dernières permettrait à la fois de récupérer 2 à 4 milliards d’euros de recette annuelle mais également de prévenir les effets pervers de ces pratiques spéculatives qui ont un effet déstabilisateur sur l’économie, pouvant aller jusqu’à causer de graves crises comme celle de 2008.
49. Créer un marché intérieur progressif : rechercher les matières premières au niveau local d'abord, puis national puis européen
Pour entreprendre une véritable transition écologique, l’approvisionnement en matières premières doit se faire au plus proche des besoins. Nous avons la chance de bénéficier d’un marché intérieur européen diversifié qui doit nous permettre d’être au maximum autosuffisants. Nous proposons de le rendre progressif de manière à privilégier l’approvisionnement local, puis national et enfin européen. Cela constitue une mesure juste, tant pour nos acteurs économiques locaux que pour notre souveraineté nationale et le développement d’une économie européenne soutenable.
50. Prendre en compte les externalités dans le prix d’un produit pour considérer la pollution dans le calcul économique et rendre l’ESS compétitive
La plupart des produits que nous achetons aujourd’hui en France à bas prix, provenant majoritairement de l’autre bout du monde, sont la conséquence de conditions de productions désastreuses tant pour les travailleurs que pour l’environnement. Ils entrent pourtant en concurrence avec les biens produits de manière soutenable par les entreprises sociales et solidaires. Pour rendre ces dernières compétitives et permettre de généraliser ce modèle économique, nous proposons de prendre en compte les externalités dans le prix d’un produit. Cela permettrait aux prix de refléter l’impact social et environnemental réel d’un bien et donc de retrouver un rapport modéré à la consommation.